terça-feira, setembro 06, 2005

La solitude

Je suis d'un autre pays que le vôtre, d'une autre quartier, d'une autre solitude.
Je m'invente aujourd'hui des chemins de traverse. Je ne suis plus de chez vous.
J'attends des mutants. Biologiquement je m'arrange avec l'idée que je me fais de la biologie: je pisse, j'éjacule, je pleure. Il est de toute première instance que nous façonnions nos idées comme s'il s'agissait d'objets manufacturés.
Je suis prêt à vous procurer les moules. Mais...

la solitude...

Les moules sont d'une texture nouvelle, je vous avertis. Ils ont été coulés demain matin. Si vous n'avez pas, dès ce jour, le sentiment relatif de votre durée, il est inutile de vous transmettre, il est inutile de regarder devant vous car devant c'est derrière, la nuit c'est le jour. Et...

la solitude...

Il est de toute première instance que les laveries automatiques, au coin des rues, soient aussi imperturbables que les feux d'arrêt ou de voie libre. Les flics du détersif vous indiqueront la case où il vous sera loisible de laver ce que vous croyez être votre conscience et qui n'est qu'une dépendance de l'ordinateur neurophile qui vous sert de cerveau. Et pourtant...

la solitude...

Le désespoir est une forme supérieure de la critique. Pour le moment, nous l'appellerons "bonheur", les mots que vous employez n'étant plus " les mots" mais une sorte de conduit à travers lequel les analphabètes se font bonne conscience. Mais...

la solitude...

Le Code civil nous en parlerons plus tard. Pour le moment, je voudrais codifier l'incodifiable. Je voudrais mesurer vos danaïdes démocraties.
Je voudrais m'insérer dans le vide absolu et devenir le non-dit, le non-avenu, le non-vierge par manque de lucidité. La lucidité se tient dans mon froc.


Leo Ferré

3 Comments:

Blogger SAM said...

" As armas são a estética da Solidão" palavras do Leo!! e é verdade não Amiga? Só um ser muito solitário, aliás deseperadamente solitário poderia inventar algo como as armas....para matar! para ficar SÓ ! um meio de destruir o proximo!!!

06 setembro, 2005  
Blogger I said...

Leo Ferré est devenu la solitude, lui même. Acho que tu e ele têem razão , agora que penso nisso.

Nunca antes tinha pensado "porque se inventaram as armas?", mas só pode ter sido por solidão.

Acerca da solidão , Ferré reflectia também que nascer e morrer são actos solitários.

Repara nas palavras: solitário, solidário,estava a escrever solitário e lembrei-me de solidário.É estranha a semelhança , não é?

06 setembro, 2005  
Blogger SAM said...

é estranho sim!!! olha uma coisa desculpa! o teu mail "palavrasapetrechadasdeasas@hotmail.com não recebe a musica! provavelmente ou ta cheia ou não suporta o tamanho!!! tens uma alternativa? meu mail samuel@avsouto.com

06 setembro, 2005  

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